About the writing

How Art Writing rids itself from commonplace & governance to reveal its own reality

Taking shape through the cannons of script & identity’s formal sprays, rooted somewhat between the core of anthropocentrism and individual self-determination, together borrowed from humanism – Art Writing raises an ontological question.

It wasn’t until the Renaissance that painters’ signatures appeared, as the artistic discipline of painting then rises from craftsmanship – then considered a servile art – to achieving liberal status. The latter was only granted as Alberti & da Vinci start advocating the art of painting as an intellectual activity. Hence they start signing their art, & for the centuries to come the practice will remain but a discreet mark, usually found at the bottom right corner of their canvas.   

Is humanism’s failed attempt to place humans above God the cause, for the signature itself has now become the central piece of art-work, & extracts itself from the canvas to exist beyond it? God’s replacement with high bourgeoisie, still leaves humans at the edges of the world, as free-will stands defeated by constitutions aiming at maintaining this condition.

The anthropocentrist dimension emerges from the act of signing; & Art Writing, by making this mark its main subject, places humans at the centre of works of art – in many ways similar to the realistic era’s ideology such as François Milet propelled, as he paints peasants. The act of signing, appears as the acknowledgement of a man’s existence, in his absence.  

And if the rules define societal organization, and submit the latter to the nation’s dependency towards the state, defying these rules then becomes a protest against the structure. The Art Writer, through his or her performance – defined through art as the consequence of an act upon its environment – shifts from passivity to action, to alter the reality. 

Self-determination is expressed through legal disobedience, as the rules do not define the action as much as the observer’s stand-point. The latter either interprets the performance as creative & intellectual matter, or as a deliberate, criminal act of degradation. 

If Art Writing operates a twist over the noble act of writing, it nonetheless allows for framing & communicating even the most abstract ideas & concepts, vehiculating them through space & time, acknowledging a presence regardless the absence. Art Writing resembles ruling the world through one’s own sets of rules and codes. It offers an alternative to the signature’s identity through the opportunity to replace it with a word, whether it exists or not. It can also occasionally be replaced with a name. In both cases, its form relates to the artist’s very own experience  of the world.

The practice of Art Writing speaks to all thanks to the socialization of writing,  a symbol of easy access to education witnessed through industrial revolutions. The implicit rules of writing spur each writer to define and adopt a unique pseudonym. Its originality questions the absence of singularity in names, and reminds that art must take root in an act of creation. As it clears one off his or her formal appearance (the identity), it fosters one’s inner-self (the mind). Art Writing hereby initiates the fusion between body and mind. It reveals itself as an act of aesthetic research, which focuses on its reach beyond the signature. 

It deploys its contrast within the city, between a luxuriant presence, and its author’s discretion. This precaution ultimately leads to anonymity, driven by the threat of justice & authorities. 

This anonymity together with the substitute identity represented through the chosen sequence of letters, conveys the intention abstract of the surface – considered too superficial – to rather focus on the  substance, way more palpable. 

Through this substitution of identity in the name art, does the artist ever come to terms with representing the mass – considered workforce, blindly ruled by economics-dominated politics, and sign his or her will to withdraw?

This is, at any rate, the type of consideration Art Writing supports with regards to our conditions of existence, striving as much within the area of culture, as it does within the National Assembly.  

Art Writing represents a form of “super-realism”, countering the obvious humanist failure. It declares the prevailing of existence through knowledge (transferred through writing) as a prerequisite to consciousness (expressed through the signature). 

If consciousness is achieved through knowledge, the process allows one to exempt from political life – which is no longer required. 

Text by Lady.K

Trad by Devor

Comment le writing s’affranchit de la banalité et de la gouvernance pour révéler sa réalité ?

Le writing apparaît comme une pulvérisation formelle des canons de l’écriture, et de l’identité, qui entraîne un questionnement ontologique. Son axe se situe au centre de l’anthropocentrisme et de l’autodétermination des individus, tels qu’on les retrouve chez les humanistes. La signature du peintre apparaît à la Renaissance lorsque son statut change. Il passe de l’artisanat classé parmi les arts serviles, au statut libéral. Ce statut est accordé car Alberti et de Vinci défendent la peinture comme une activité intellectuelle. Ils signent dès lors leurs œuvres, et pendant plusieurs siècles elle se fera discrète au coin généralement droit et bas du tableau. Est-ce parce que l’humanisme a failli dans sa volonté de remplacer Dieu par l’humain, que la signature est devenue l’objet central de l’oeuvre, et se délocalise du tableau au réel ? Son remplacement par la haute bourgeoisie, laisse toujours l’humain à la périphérie du monde, et le libre arbitre est anéanti par des constitutions pour maintenir cette configuration.

La dimension anthropocentriste se love dans l’acte de signer. Le writing en en faisant son sujet principal, met l’humain au centre de l’oeuvre – rejoignant la peinture réaliste telle que Jean-François Milet l’impulse en peignant des paysans – par la signature qui fut créée pour attester de l’existence d’un être en son absence.  Et si les lois définissent l’organisation sociétale et soumet celle-ci à la dépendance de la nation envers l’état, alors défier les lois devient une contestation de cette structure. Le writer dans sa performance (définie par l’art comme les répercussions d’une action sur l’environnement) passe de la passivité à l’action pour modifier le réel. L’autodétermination s’exprime dans l’infraction législative, car ce ne sont plus les lois qui déterminent l’action. C’est le point de vue de l’observateur qui en fait un acte créateur et une activité intellectuelle ou une dégradation volontaire et criminelle. 

Lorsque le writing opère une torsion de l’écriture, cette pratique noble donnant corps aux idées, permettant d’échanger des concepts parmi les plus abstraits, de les véhiculer à travers l’espace et le temps, de témoigner une présence malgré l’absence, et de gouverner le monde par ses lois. Il dérobe l’identité à la signature en lui offrant la possibilité de la remplacer par un mot – plus rarement un prénom – existant ou non, relevant de notre propre expérience du monde. La pratique du writing est ouverte à tous, grâce à la popularisation de l’écriture, qui accompagne l’accès facilité à l’instruction, apparu avec les révolutions industrielles. Les règles tacites du writing incitent chaque writer à opter pour un pseudonyme unique. Cette originalité questionne l’absence de singularité des prénoms, et rappelle que l’art doit d’être un acte créateur. Il débarrasse l’être de son aspect formel (identitaire) au bénéfice de l’aspect intérieur (la pensée). Le writing engage la coalescence entre le corps et l’esprit. Il se dévoile comme un objet d’étude esthétique qui porte son champ d’effectivité au-delà de la signature . 

Cet acte déploie dans la ville son contraste entre sa présence exubérante et la discrétion de son auteur. Cette précaution entraîne un anonymat, généré par la volonté de ne pas être inquiété par les autorités juridiques, qui va rejoindre le mot substitué à l’identité pour intensifier une volonté d’effacer la surface, trop superficielle, pour s’attacher au fond, bien plus substantiel. L’artiste en effaçant son identité au profit de son oeuvre, signe-t-il le manifeste résolu d’être le symbole d’une masse considérée comme une force de travail, dans le cadre des politiques qui engagent des doctrines mettant le social au service de l’économie, et la volonté de s’extraire de cet amas ? C’est en tout cas ce que le writing propulse comme réflexion autour des conditions de l’existence qui se débat autant dans le champ culturel qu’à l’assemblée nationale.  

Le writing apparaît comme un super réalisme contre une faillite humaniste. Il déclare la primauté de l’essence de l’être par la connaissance (transmise par l’écriture) comme condition préalable à la conscience de l’être (annoncée par la signature) afin de pouvoir s’affranchir de l’état dont il n’a plus besoin pour organiser sa vie politique (grâce à la conscience permise par la connaissance).