Manifesto Post-surrealism

Les collisions parfaitement inélastiques s’engouffraient dans les sibyllines fibres protoplasmiques qui par élégance laissaient les diffusions profondément inélastiques danser avec nonchalance ente les hadrons et leptons des matériaux extraits d’Utopie. Pour une collision élastique : x = p.q/p.k, (la fraction d’énergie perdue par le lepton/l’inélasticité de l’événement) l’anonyme variable se promène avec celle de Bjorken pour les diffusions des particules : x = Q² / 2p.k à l’ombre des cerisiers en fleurs, recherchant le temps parti avec Albertine qui a disparu quand elle a perdu son espace. Pour une collision élastique x est égale à 1, et dans le cadre u modèle des partons la valeur de cette variable peut représenter la fraction d’impulsion du nucléon portée par le parton interagissant avec le photon.

 

La diffusion des particules, voilà ce qu’elle chantait en faisant tourner son ombrelle de papier sous les pergolas où rampaient des grappes de glycine de Chine. Deux particules en mouvement prennent un thé, il est l’heure, tout simplement. Elles diffusent des ondes seulement si la particule incidente est la particule associée à l’onde. Les photons aiment les ondes en électromagnétisme. Les diffusions élastiques ou inélastique simple peuvent diffuser des ondes. La diffusion des particules est souvent utilisée dans les accélérateurs de particules pour caractériser les hadrons ou les atomes. Eux aussi aiment à se promener avec des ombrelles de papier le long des chemins sucrés des bloody mary que buvait Ernest Hemingway avec James Joyce écrivant Trois quarks pour Muster Mark. Up, down, red, blue, charmed, strange, green, botton et top, il y en avait pour tous les goûts (des quarks). Finnegans Wake, voilà ce qu’il chuchota avant de partir.

 

Les particules cibles et incidentes conservent leurs énergies et propriétés physique lors des collisions élastiques, tout devenait étrange lors des collisions inélastique : les propriétés physiques n’étaient pas conservées voire changeait d’état. La diffusion profondément inélastique se déroule dans un lieu à haute énergie avec un fort transfert d’impulsion. Calculer de façon simple selon l’énergie, les particules, voilà ce qu’elle faisait sur son papier avec son crayon à l’ombre des cerisiers en fleurs. Ses axones, ou fibres nerveuses, prolongeait ses neurones conduisant tous ces signaux électriques des corps cellulaires aux zones synaptiques. Un axone à la terminaison très ramifiée -une arborisation terminale- et plusieurs dendrites et des potentiels d’action constituant ces signaux électriques, comme des anguilles sans roches, c’était si clair, ses axones regroupés en faisceaux dans son système nerveux central, son nevrax, formaient ses nerfs dans son système nerveux périphérique.

 

Le graphite de son crayon écrivait les chocs mous, où les objets restaient liés après le choc, comme le caramel qu’elle mastiquait adossé à ce pommier en fleur. Les objets se déformaient, une partie de leur énergie cinétique est dissipée, et leur quantité de mouvement totale est conservée, voilà ce quelle écrivait, elle n’avait rien inventé, juste observé ce cas extrême s’opposant aux collisions élastiques ou l’énergie ne se dissipait pas. Une collision entre deux corps de masses m1 et m2 et de vitesse initiale c1→ et v2→ la conservation de mouvement permet de déterminer la vitesse finale v’→ commune aux deux corps : m1 v1 → + m2 v2→ = (m1+m2) v’→ pour aboutir à notre énergie cinétique finale du système : ½ (m1+m2) v ′ ² = E′c ≤ Ec1+Ec2 = 1/2 m1 v1/2+1/2 m 2 v 2 2.

 

Elle porta à ses lèvres le verre à pied remplis de hadron dont la structure modélisait les interactions à haute énergie des quarks et gluons, qui en 1969 avaient été baptisés par Feynmann (nobélisé en 1965 pour ses travaux sur électrodynamique quantique avec Sin-Itiro Tomonaga et Julian Schwinger) « modèle des partons », qui se révéleront être les quarks de Mr Murray Gell-Mann (qui reçoit le prix Nobel, la même année, pour sa théorie de quarks formulée avec Néman dès 1964). C’est en étudiant les diffusions profondément inélastiques des électrons sur les nucléons que Feynmann met en évidence en 1968 trois centres diffuseurs. Les quarks ne marchent jamais seuls. La somme de leurs charges électriques est un multiple entier de la charge élémentaire (0 pour le neutron, 1 pour le proton), la somme de leur couleur est blanche (synthèse additive) sauf si c’est une paire de quark — anti-quarks → les couleurs s’annulent, un quark et un anti-quark = un méson → spin entier = boson. Trois quarks de couleurs différente = baryons → spin demi-entier = fermion. Quarks ou parton, partons à présent se dit-elle, en prenant ses nucléons (protons et neutrons) dans son panier, ses nucléons composés de quarks (ou partons). Si seulement elle pouvait partir, comme un hadron possédant une quantité de mouvements infinis, pas comme les quarks. Ils ont leurs mouvements suspendus par l’effet de la dilatation temporelle relativiste et la distribution des charges contractée dans la direction de propagation du fait de la contraction de Lorentz.

 

Elle regarda son attracteur (de Lorentz). « Non ce n’est pas cela, se dit-elle tout bas ». Des interactions incohérentes de ses hadrons avec d’autres particules ne modifiant pas la structure de ses hadrons. « Voilà qui est singulier « s’exclama-t-elle en son fort intérieur. « Je suis là et aussi ailleurs. » Puis elle pris son panier et se leva. L’invariance d’échelle et la confirmation de la propriété de liberté asymptotique de l’interaction forte en faisait des quarks, des vrais quarks, tout ce qu’il y a de plus quark, il n’y avait pas plus quark que ces quarks. La liberté asymptotique confère aux théories (pas toutes, certaines, faut être sage pour avoir une liberté asymptotique) basées sur un groupe de jauge non abélien la décroissance de leur constante de couplage lorsque les distances rétrécissent. La chromodynamique est asymptotiquement libre et se base sur le groupe de Lie. Les partons il faut savoir qu’à haute énergie on révèle une mer de parton en plus des quarks de valence. Ce n’était un secret pour personne, mais cela la surprenait toujours. Elle pouvait sentir les signaux de ses axones parcourir son palium, cette couche de matière grise étalée sur la surface de son prosencéphalen subsumant les fonctions de nombreuses régions sous-corticales.

Les qualia se demandaient de quelles sortes étaient ces collisions. Élastique, inélastique, profondément inélastique ? Elle expérimentait ses perceptions et sensations à travers ses qualias quelle portait autour du cou, des perles lisses, blanches, translucide. « L’interaction entre le lepton et le hadron est inélastique la plupart du temps. Le lepton incident interagi avec le hadron par l’intermédiaire d’un boson — un photon virtuel pour quoi pas — par contre profondément inélastique c’est lié à la grande valeur de l’impulsion transférée par le photon entre le lepton et le hadron. », lui dit un quark qui passa de l’objet mathématique à l’objet réel dans les années 60. Elle prit de son panier une pomme qu’elle croqua eudémonistement : le bonheur est une quête dont la trace se retrouve chez les antiques ou comment percevoir le mouvement de l’esthétique à l’éthique.